Pourquoi changeons-nous d’année liturgique : A, B puis C ? Enregistrer au format PDF

Mercredi 27 novembre 2019 — Dernier ajout samedi 23 novembre 2019
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Avant la réforme liturgique du concile Vatican II, les lectures de la Parole de Dieu, durant la messe, étaient très limitées ; on lisait chaque année les mêmes textes. Cette distribution avait très peu évolué depuis les réformes liturgiques de saint Pie V (1504-1572), demandées par le concile de Trente (1545-1563).

Tout au long du XXe siècle, l’Église, grâce au travail des théologiens, a pris conscience de cette réelle indigence. En 1965, le concile Vatican II pro¬mulgue la Constitution dogmatique sur la Révélation divine, Dei Verbum, qui insiste sur l’urgence de remettre l’Écriture au centre de la vie des croyants. La liturgie étant un lieu essentiel de l’expérience de la foi de l’Église, la liturgie de la Parole, lors des eucharisties, a été développée.

Aujourd’hui, l’Église invite à lire chaque année un des trois évangiles synoptiques, en lecture continue, dimanche après dimanche. Pour l’année A, c’est l’Évangile selon saint Matthieu, l’année B saint Marc, et l’année C, saint Luc. L’Évangile selon saint Jean est lu plus spécialement lors des fêtes, tous les ans. Le cycle des années A, B et C se répète tous les trois ans.

Désigner ces trois années par des lettres est une convention qui, nous pouvons l’espérer, évoluera dans le temps pour rendre plus explicite ce qui se « cache » derrière elle.

Père Sébastien Antoni, Assomptionniste

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