La Chandeleur Enregistrer au format PDF

Dimanche 2 février 2020
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Quarante jours après Noël, le 2 février, on célébrait à Jérusalem, depuis le Ve siècle, une fête bien particulière. On l’appelait la fête de la Rencontre ou de la Purification. À Rome, on célébrait alors la Présentation du Seigneur au Temple, on défilait en procession solennelle en portant des cierges. Ainsi, l’église a repris à son compte l’usage païen de l’une de ces processions purificatrices qui se pratiquait à Rome au début de février.

Cette fête nous rappelle la rencontre de Marie et du vieillard Syméon qui prend Jésus dans ses bras en bénissant Dieu. Si je prends Jésus dans mes bras, moi aussi, je suis comblé ; avec le Christ dans mon cœur, je peux surmonter autrement la vie quotidienne.

Cette fête nous invite à recevoir le Christ dans la demeure intérieure de notre âme, cette demeure, c’est notre cœur. Entrer dans l’église avec les cierges allumés est l’image de la lumière de Jésus Christ entrant dans le temple de notre cœur qui illumine tout ce qui était encore obscur et en attente de la Rédemption.

La lumière de Noël nous renvoie à notre vie quotidienne, en nous donnant pour tâche d’y ouvrir à l’illumination des domaines toujours plus nombreux : ceux du travail de la vie de famille, de la communauté dans le service divin, de l’engagement politique. Il faut qu’aujourd’hui encore cette lumière de l’Amour comble le monde, afin que tous les humains voient le salut qui exauce leur désir le plus profond.

Anselm Grün, bénédictin
« Petites méditations sur les fêtes de Noël »