Épiphanie - Dimanche 5 janvier Enregistrer au format PDF

Lundi 6 janvier 2020
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Il serait intéressant de ne pas séparer les deux fêtes de Noël et de l’Épiphanie, dans la mesure où, historiquement, la seconde s’est inscrite dans le monde oriental pour célébrer en même temps : la Naissance de Jésus, la venue des Mages et le Baptême du Seigneur, trois épiphanies en quelque sorte.

Pour autant, l’Occident mettra à distance ces trois fêtes. On en trouve des traces au milieu du 4e siècle, avec, pour l’Épiphanie, l’ouverture du Salut à toutes les nations. On pourrait dire qu’il y va du rapport de Noël à l’Épiphanie comme de celui de Pâques à la Pentecôte. À Noël, on ne retient que l’acte factuel de la Naissance ; à l’Épiphanie, on célèbre l’extension de la Bonne Nouvelle au-delà du pays d’Israël, cette extension prenant le visage des savants venus du monde païen, spécialistes des étoiles et de la voûte céleste. Qui dit étoile dit lumière, une lumière qui sera désormais offerte au monde entier. Car, ce sont toutes les nations qui sont aussi appelées à la rencontre du Christ. C’est aussi ce que Paul dit aux Éphésiens. C’est ce qu’Isaïe dit aussi à sa manière en faisant arriver des foules de chameaux et de dromadaires vers Jérusalem, tandis que les Mages ne repasseront pas par cette même cité. Au delà des intentions pernicieuses d’Hérode, ces savants n’avaient plus besoin de s’adresser à lui, car ils avaient reçu l’héritage de la Bonne Nouvelle et pouvaient désormais la partager là où ils avaient l’habitude de vivre.

Extrait des Fiches dominicales – Cahier n° 3 du 23 octobre 2019

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