Prier le Notre Père comme Jésus nous l’a enseigné Enregistrer au format PDF

Samedi 16 février 2019 — Dernier ajout jeudi 14 mars 2019
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Dans le cadre de l’audience générale de ce mercredi matin, tenue en Salle Paul VI, le Pape François a repris le cycle de ses catéchèses sur le Notre Père, en expliquant qu’il faut prendre exemple sur Jésus, qui invite à prier dans le secret du cœur, sans chercher à se faire remarquer par les autres.

« Jésus ne veut pas l’hypocrisie. La vraie prière est celle qui s’accomplit dans le secret de la conscience, du cœur : insondable, visible seulement pour Dieu. Moi et Dieu. » Le Pape a insisté sur cette dimension interpersonnelle, ce « dialogue silencieux, comme un carrefour de regards entre deux personnes qui s’aiment ». La prière est donc une relation personnelle en profondeur, mais qui ne doit pas mener à une forme d’intimisme réduisant la vie spirituelle à un petit monde intérieur autocentré.

« Dans le secret de la conscience, le chrétien ne laisse pas le monde derrière la porte de sa chambre, mais il porte dans le cœur les personnes, les situations, les problèmes » qui l’entourent. Le Pape a d’ailleurs remarqué que le pronom “je” n’intervient jamais dans cette prière, mais que l’on s’adresse au Seigneur en le tutoyant, et en s’intégrant dans « une communauté de frères et sœurs », en disant “nous”. La belle expression « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » doit d’ailleurs concerner tous les pauvres du monde et nous inciter au partage.

« Dans la prière, un chrétien porte toutes les difficultés des personnes qui vivent à côté de lui (…) : il pose devant lui de nombreux visages amis ou même hostiles ; il ne les chasse pas comme des distractions dangereuses ». La prière doit être liée à la compassion pour les plus pauvres, encore une fois comme Jésus nous y invite. Elle ne doit pas être une espèce d’anesthésie, pour être tranquille.

Au soir de notre vie, « nous serons jugés sur l’amour », non pas sur de simples sentiments, mais sur notre compassion, nos engagements concrets, a rappelé le Pape, avant de conclure sur cette citation de l’Évangile selon saint Matthieu : « Tout ce que vous avez fait à un seul de mes frères les plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Source : https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-02/audience-generale-notre-pere.html

Chers frères et sœurs, nous continuons d’apprendre à prier comme Jésus nous l’a enseigné. A la racine, il y a un dialogue silencieux, un échange de regard entre deux personnes qui s’aiment : l’homme et Dieu. La prière nous place en vérité devant Dieu : elle fuit le mensonge. Dans le secret de sa conscience, le chrétien ne s’éloigne pas du monde, mais il porte dans son cœur les personnes et les situations. Dans son enseignement, Jésus souligne que la prière est un dialogue avec Dieu qui passe du « Tu » au « nous ». En effet, dans la prière chrétienne, personne ne demande pour lui-même : c’est la prière d’une communauté de frères et de sœurs. Cela m’empêche de rester tranquille tout seul et m’invite à me sentir responsable des autres. A la suite de Jésus qui a éprouvé une grande compassion devant les misères du monde, « éprouver de la compassion » est une attitude-clé de l’Evangile. Ainsi, le bon samaritain s’approche de l’homme blessé, contrairement à ceux qui ont le cœur dur. Quand je prie, est-ce que je m’ouvre au cri de tant de personnes proches ou éloignées ? Jésus nous demande de prier pour ceux qui apparemment ne cherchent pas Dieu, car Dieu les cherche plus que tous les autres, lui qui est toujours bon avec tous.
Pape François

Audience générale, salle Paul VI, Mercredi 13 février 2019

Source ;https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20190213_udienza-generale.html