Commémoration des fidèles défunts Enregistrer au format PDF

Jeudi 31 octobre 2019 — Dernier ajout dimanche 3 novembre 2019
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Très tôt, les chrétiens, se fondant notamment sur 1 Corinthiens 3, 5-15, qui évoque une nécessaire purification à la fin de la vie, et sur l’efficacité de la prière dans la communion des saints, ont prié pour les défunts. Au IIe siècle, Tertullien écrit :

« Nous offrons des sacrifices pour les défunts et pour les martyrs au jour anniversaire de leur mort. La tradition approuve cette pratique, la coutume la confirme, et la Foi l’observe ».

Au IVe siècle, saint Jean Chrysostome dit que la tradition de faire mémoire des morts au saint sacrifice de la messe remonte aux temps apostoliques, et saint Augustin mentionne l’usage établi par l’Église de faire une commémoration générale de tous les fidèles défunts sans nommer personne en particulier, afin que ceux qui n’ont pas de famille ou sont délaissés, puissent bénéficier aussi de cette prière.

Il était donc normal d’en venir à lui attribuer un jour particulier. L’Église byzantine le fixa au samedi précédant le 8e dimanche avant Pâques, où elle entre en Carême, et l’Église syrienne au vendredi de cette même semaine.

En Occident, dès le VIIe siècle, pratiquement tous les monastères consacraient un jour à la prière pour les défunts, mais ces jours variaient selon les monastères et la prière ne concernait que leurs membres. Certaines paroisses faisaient de même. Au IXe siècle, on commença à placer la commémoration des défunts le lendemain de celle des saints, qui ne sera définitivement fixée au 1er novembre qu’un peu plus tard.

C’est l’abbé de Cluny, saint Odilon, qui, au Xle siècle, décida de faire célébrer dans l’ensemble des monastères clunisiens la commémoration de tous les défunts le lendemain de la fête de la Toussaint. Certains de ses biographes racontent qu’un ermite avait chargé un pèlerin de Terre sainte de lui dire qu’il avait entendu les démons se plaindre de ce que beaucoup d’âmes leur étaient arrachées par la prière des Clunisiens. À la suite de quoi, Odilon avait décidé d’intensifier et même d’institutionnaliser ces prières.

Au siècle suivant, saint Bernard lui aussi priera beaucoup pour les défunts et recommandera chaleureusement à ses moines de le faire : le Seigneur lui montrera dans une vision toutes les âmes délivrées par sa prière.

La coutume clunisienne de réserver le 2 novembre à prier pour les défunts ne se répandit cependant qu’assez lentement, avant de devenir à peu près générale au XlVe siècle. En 1439, le Pape Eugène IV écrivait, dans la bulle « Laetentur Coeli » :

« Pour que les peines (du Purgatoire) soient adoucies, les intercessions des fidèles vivants sont utiles (aux âmes), à savoir le saint sacrifice de la messe, les prières, les aumônes et les autres œuvres de piété que les fidèles ont coutume de faire pour les autres fidèles, selon les institutions de l’Église  ».

Depuis, l’Église, par ses saints et par son Magistère, n’a cessé de recommander de prier pour les défunts.

Voir également https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/toussaint/429069-jour-priere-defunts/

Au cimetière en famille

Comment faire d’une visite sur les tombes de nos proches un mo¬ment de paix ?

Ces lieux réveillent parfois de durs souvenirs, des peines immenses. Le silence de ceux qui sont partis nous pèse.

Nous pouvons faire partager notre douleur aux enfants tout en mani¬festant notre foi en la vie éternelle. Nos défunts sont bien vivants auprès de Dieu. L’amour qu’ils nous portent ne s’éteint pas. Du Ciel, ils veillent sur nous et nous pouvons demander leur aide. Ils nous montrent le chemin du Ciel que nous sommes tous appelés à rejoindre un jour.

Profitons de l’occasion pour évoquer quelques souvenirs. Rendons grâce à Dieu pour ce que les défunts de nos familles nous ont donné. Prions pour eux et pour ceux qui ont été oubliés.